« La prochaine grande œuvre de Dieu s’accomplira par les croyants sur leur lieu de travail »

Billy GRAHAM – Fondateur du Mouvement de Lausanne 

Le Mouvement de Lausanne et l’Engagement du Cap

Le Mouvement de Lausanne créé en 1974 par Billy Graham s’est donné pour mission de  » mobiliser toute l’Eglise pour annoncer tout l’Evangile à tous les êtres humains ». 

Lors de son troisième congrès pour l’évangélisation du monde qui s’est tenu au Cap (Afrique du Sud) en octobre 2010, les 4200 délégués présents ont produit un document de référence : l’Engagement du CAP,  qui s’inscrit dans la droite ligne des deux documents de référence précédents : la Déclaration de Lausanne (1974) et le Manifeste de Manille (1989).    Dans sa seconde partie, l’Engagement du Cap propose des pistes d’actions sur différents thèmes sociétaux dont un, particulièrement dédié au travail. Celui-ci sert aujourd’hui de référence doctrinale et missionnelle pour tout chrétien et responsable de communauté, souhaitant entrer dans le projet de Dieu pour la vie du chrétien dans son travail. 

 

Le Forum Mondial du Travail s’est déroulé du 19 au 25 Juin 2019 à Manille. Il s’agit d’une initiative unique du Mouvement de Lausanne.

 

Son objectif : Rassembler des délégués du monde entier pour mettre en œuvre les directives de l’Engagement du Cap sur l’implication des chrétiens dans le monde du travail.   

Chiffres-clefs :

  •  900 participants  + 200 autres suivant le programme en ligne 
  • 110 pays représentés 
  • 4 délégués français (dont 3 issus du monde du travail)
  • Une diversité de fonctions représentées : ouvriers, PDG, entrepreneurs,  investisseurs, fonctions libérales…
  • Une diversité de secteurs : entreprises, santé, services, académies,         commerce, finances…   

Les directives de l’Engagement du Cap sur le travail dans la perspective chrétienne 

Etat des lieux

La Bible nous montre la vérité de Dieu concernant le travail humain : il fait partie du dessein bienveillant de Dieu pour la création. La Bible place la totalité de notre vie de travail dans la sphère du service, parce que nous servons Dieu en travaillant, chacun selon son appel. Le mensonge d’un « partage entre le sacré et le séculier » devenu omniprésent dans la pensée et l’action de l’Église, est à rejeter avec force. Ce partage laisse à penser que seule l’activité strictement religieuse appartient à Dieu tandis que les autres activités ne lui appartiennent pas. Ce mensonge a pour conséquence de laisser croire aux chrétiens que leur travail auquel ils consacrent la majeure partie de leur temps, n’a que peu de valeur spirituelle.  Mais Dieu est Seigneur de toute la vie. « Quel que soit votre travail, faites-le de tout votre cœur, et cela par égard pour le Seigneur et non par égard pour des hommes « , dit Paul à des esclaves du monde du travail païen.

En dépit des possibilités énormes d’évangélisation et de transformation de la société que présente le monde du travail, où les chrétiens entretiennent la plupart de leurs relations avec des non-chrétiens, peu d’Églises ont la vision d’équiper leurs membres pour qu’ils les saisissent. Ce faisant, nous avons échoué à considérer le travail en lui-même comme ayant une importance intrinsèque et biblique, tout comme nous avons échoué à placer la totalité de notre vie sous la seigneurie du Christ.

Nos directives

A – Nous déclarons que le partage entre le sacré et le séculier est l’un des principaux obstacles à la mobilisation de tout le peuple de Dieu dans la mission de Dieu et nous en appelons aux chrétiens du monde entier pour qu’ils rejettent cette idée toute faite qui n’est pas biblique et qu’ils résistent à ses effets dommageables. Nous mettons en question la tendance à considérer le service et la mission (tant localement que de façon transculturelle) comme relevant principalement du travail de responsables d’Église et de missionnaires payés par l’Église, qui constituent un faible pourcentage du Corps du Christ pris dans son ensemble.

B – Nous encourageons tous les croyants à accepter et à affirmer que tout travail auquel Dieu les a appelés, quel qu’en soit l’endroit, constitue leur propre ministère et mission journaliers. Nous interpellons les pasteurs et les responsables d’Église pour qu’ils soutiennent les personnes engagées dans de tels services – dans la communauté et dans le monde du travail – « pour que ceux qui appartiennent à Dieu soient rendus aptes à accomplir leur appel» – dans tous les domaines de leur vie.

C – Nous devons faire des efforts intensifs pour former tout le peuple de Dieu à vivre une vie de disciple couvrant la totalité de la vie, c’est-à-dire vivre, penser, travailler et parler depuis une vision du monde biblique et avec une efficacité missionnelle en tout lieu et en toutes circonstances de la vie et du travail quotidiens.

Les chrétiens impliqués dans le monde du travail sont présents dans tous les secteurs de la société, là où ne peuvent souvent pas aller les implanteurs d’Église et les évangélistes. Ce que font ces « faiseurs de tentes » et hommes d’affaires dans le monde du travail doit être apprécié comme un aspect du ministère des Églises locales.

D – Nous exhortons vivement les responsables d’Église à comprendre la portée stratégique du ministère sur le lieu de travail et à mobiliser, équiper et envoyer les membres de l’Église comme des missionnaires dans le monde du travail, à la fois dans leur propre communauté locale et dans des pays qui sont fermés aux formes traditionnelles de témoignage évangélique.

E – Nous exhortons vivement les responsables de mission à intégrer à part entière les « faiseurs de tente » dans la stratégie missionnelle mondiale. 

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